« Procès de la V[euv]e Morin et d’Angélique Delaporte sa fille. » Gravure aquarellée, Anonyme, 1912

Accusées de tentative d’extorsion de signature de billets à ordre et de tentative d’assassinat, elles furent condamnées, en 1812,  à une peine de travaux forcés de 20 ans chacune ainsi qu’à une amende de 10 000 francs. Avant de subir leur peine, la Cour d’assises les condamne également à être attachées au carcan sur la place publique durant une heure, avec un écriteau lisible au-dessus de leur tête mentionnant notamment leur peine et la cause de leur condamnation.

Elles furent libérées de la prison St Lazare une fois leur peine effectuée en totalité, en 1833.

Explication de la gravure : de part et d’autre d’une colonne surmontée d’une représentation de la Justice, assise sur un nuage, tenant ses attributs et lançant des éclairs : à gauche, en intérieur, arrestation (?) de la Veuve Morin (devant la table) et de sa fille Angélique Delaporte (entre trois soldats) ;  à droite, en extérieur (place publique du Palais de Justice), exposition au carcan des deux condamnées. Elles sont entourées de gardes à cheval et de badauds.